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Classement SIGEM 2026 : NEOMA, Clermont SB et IMT-BS stars du SIGEM !

MC Par Mehdi Cornilliet · 20 juillet 2026 · 21 min de lecture
Classement SIGEM 2026 : NEOMA, Clermont SB et IMT-BS stars du SIGEM !

Le classement SIGEM 2026 est tombé, et il n’est pas un classement d’opinion. Il ne repose ni sur un jury, ni sur des critères pondérés, ni sur la réputation : il enregistre les choix réels des candidats interprété par des médias, en l’occurence ici, PrépaECG ! Quand un préparationnaire est admis dans plusieurs écoles et en choisit une, il vote. Le classement SIGEM 2026 agrège 6 465 votes de ce type, et il contient plus d’enseignements qu’aucune des éditions précédentes : un basculement dans le top 10, une école qui a changé les règles de son propre jeu, un marché qui se contracte pendant que les recettes montent, et une voie littéraire qui se polarise à grande vitesse !

Comment lire une matrice de désistements croisés ?

Désistements croisés du SIGEM 2026

Le principe tient en une phrase : l’école A est devant l’école B si, parmi les candidats admis aux deux, la majorité choisit A.

Concrètement, la matrice publiée par le SIGEM croise chaque école avec toutes les autres. La cellule « ligne HEC × colonne ESSEC » indique 372 en 2025 : 352 candidats ont intégré HEC alors qu’ils auraient pu intégrer l’ESSEC. La cellule inverse indique 1. Le duel est sans appel.

Trois précisions que la plupart des commentaires oublient :

La matrice est creuse. HEC ne se croise qu’avec 8 écoles en 2026, NEOMA avec 21. Les écoles du haut et du bas de tableau ne se rencontrent presque jamais : aucun candidat n’est admis à la fois à HEC et à Brest BS. Le classement complet se déduit par transitivité, pas par confrontation directe. C’est aussi pour cela que compter les « victoires » en valeur absolue n’a aucun sens : ce serait récompenser les écoles qui affrontent le plus d’adversaires, pas les plus choisies.

Un duel n’a de valeur que par son volume. Un 6-1 sur 7 candidats ne prouve rien : la même paire d’écoles peut donner un résultat inverse l’année suivante par simple hasard d’échantillon. Notre analyse ne considère comme probant qu’un duel portant sur 10 candidats ou plus, seuil calibré pour reproduire exactement le classement publié 2025.

Le classement n’est pas toujours transitif. En 2026, BSB bat Clermont (6-4), Clermont bat Montpellier (6-1), et Montpellier bat BSB (41-36). Ce cycle, inexistant en 2025, illustre la fragilité des duels de bas de tableau, où quelques candidats suffisent à inverser un résultat.

Le tableau complet du classement SIGEM 2026

Classement SIGEM 2026ÉcoleÉvolutionAffectés
1HEC Paris413
2ESSEC445
3ESCP BS430
4EDHEC BS495
5emlyon525
6SKEMA BS570
7NEOMA BS↑ 1710
8AUDENCIA↓ 1530
9GEM550
10KEDGE BS565
11TBS Education365
12IMT-BS↑ 150
13RENNES SB↓ 1305
14 ex aequoMontpellier BS201
14 ex aequoBSB↑ 190
14 ex aequoClermont SB↑ 78
17Excelia BS27
18EM Strasbourg64
19ICN BS↓ 360
20INSEEC GE↓ 137
21ISC Paris GE↓ 113
22Brest BS12
23SCBS0

Le podium et les rangs 1 à 6 sont figés. Aucun duel du haut de tableau ne s’est même resserré : HEC capte toujours la quasi-totalité des doubles admis face à l’ESSEC, l’ESSEC face à l’ESCP, et ainsi de suite. La hiérarchie des six premières écoles est la donnée la plus stable de tout le système SIGEM, et elle l’est depuis neuf ans : en 2017 déjà, les cinq premières places étaient occupées par les mêmes écoles, à une permutation près (emlyon et EDHEC ont échangé leurs rangs 4 et 5 entre-temps).

Le tableau SIGEM 2026 : admissibles, affectés, frais de scolarité, recettes

NEOMA passe devant AUDENCIA : le basculement du top 10

C’est le seul mouvement du top 10, et il mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il ne s’est pas joué à la marge !

En 2025, le duel NEOMA-AUDENCIA était l’un des plus serrés de toute la matrice : 222 candidats choisissaient AUDENCIA contre 219 NEOMA. Trois voix d’écart sur 441 doubles admis. Statistiquement, un match nul, dont le résultat marginal s’inversait avec les littéraires.

En 2026, le verdict est sans ambiguïté : 271 candidats choisissent NEOMA contre 174 AUDENCIA. Sur 445 doubles admis, NEOMA capte 61 % des choix. En un an, un duel à 50/50 est devenu un duel à 61/39.

Ce qui rend le basculement remarquable, c’est qu’il ne s’explique pas par les volumes. AUDENCIA maintient ses 530 affectés, NEOMA ses 710. Aucune des deux n’a changé de périmètre ni de capacité. Ce sont les mêmes profils de candidats qui, face au même choix, tranchent différemment. C’est la définition exacte de ce que le SIGEM mesure : une préférence révélée, pas une réputation déclarée.

Et le coût pour AUDENCIA dépasse largement le rang symbolique. Nous y reviendrons dans la section sur les tranches : en passant derrière une école de 710 affectés, AUDENCIA ne recule pas d’une place, elle recule de toute l’épaisseur de NEOMA dans le vivier.

Les autres duels SIGEM 2026 qui ont bougé

Quatre autres confrontations se sont inversées entre 2025 et 2026, sur des volumes exploitables.

L’essor confirmé continu de l’IMT-BS

Star du SIGEM 2025 avec un gain de 3 places (contre BSB, ICN et Excelia),IMT-BS prend le dessus sur RENNES (15-19 en 2025, 13-11 en 2026) et gagne sa 12e place. Le duel reste serré, mais il est cohérent avec la trajectoire de l’école : IMT-BS est la seule du milieu de tableau à avoir élargi son vivier (+82 classés) tout en se constituant une réserve de candidats. Sa pénétration de liste passe de 100 % à 69,9 % : en 2025 elle prenait son tout dernier classé, en 2026 il lui reste 77 candidats en réserve. Reste à savoir si elle pourra continuer sur cette lancée en 2027.

En 2026, l’école basée à Evry se permet même de remonter contre TBS avec un duel qui se resserre fortement : l’IMT-BS prend 5 fois plus de double-admis à TBS par rapport à 2025 tandis que TBS affiche une parfaite stabilité et en prend toujours 22.

Le duel TBS vs IMT-BS au SIGEM

TBS vs IMT-BS20252026
ScoreTBS 22-3 IMT-BSTBS 22-15 IMT-BS
Doubles admis2537 (+48 %)
Part captée par TBS88 %59 %

L’IMT-BS affiche d’ores et déjà une meilleure sélectivité avec 80,5% d’admissibles contre 88,5% pour TBS en 2026. De manière triviale, si dans une classe davantage d’étudiants sont admissibles à une école que dans une autre, alors les étudiants se diront que celle où leur camarade n’est pas admissible alors qu’ils le sont est meilleure.

L’enjeu stratégique est simple : si l’IMT-BS veut recruter plus de candidats, elle a la possibilité de le faire, au détriment d’une sélectivité plus faible… et donc d’un positionnement moins favorable au SIGEM (on en parlera plus bas avec le cas Clermont SB).

En revanche, elle peut marquer un grand coup et imaginer s’ancrer dans le top 10 SIGEM d’ici 2028 le top 10 au SIGEM sachant qu’elle perd 19-6 contre KEDGE, un duel qui est tout à fait susceptible de se renverser en 2 ans… D’autant plus quand l’école facture sa scolarité 28 100 euros quand KEDGE et TBS s’affichent tous deux à 51 000 euros, pour des salaires de sortie équivalents d’après Insersup.

Excelia rattrape ICN (12-42 en 2025, 15-14 en 2026). Le duel passe d’un rapport de 1 à 3,5 à l’équilibre parfait. Pour ICN, c’est le symptôme le plus net d’une année noire : l’école perd 46 affectés (106 → 60), recule de 3 places, et cède désormais des duels qu’elle dominait largement.

EM Strasbourg reprend ICN (22-24 en 2025, 12-7 en 2026). Même lecture, même direction.

Clermont renverse Montpellier (3-15 en 2025, 6-1 en 2026). Celui-là, il faut le manier avec des pincettes, et c’est l’objet de la section suivante.

La Clermontada : quand une école change les règles de son propre jeu

Clermont School of Business est le casse-tête méthodologique de cette édition, et sa résolution apprend une vérité que peu de gens formulent sur le SIGEM.

Le décor d’abord. En 2025, Clermont vit une saison cauchemardesque dans les duels : 3-15 contre Montpellier, 0-21 contre BSB, 0-8 contre Excelia, 2-5 contre EM Strasbourg. En 2026, la même école renverse tout : 6-1 contre Montpellier (le score de la remontada, donc), 2-0 contre Excelia, 1-0 contre EM Strasbourg, et un honorable 4-6 contre BSB là où elle encaissait un 0-21 l’année précédente. D’où la Clermontada. Mais contrairement au Barça, Clermont n’a changé ni d’entraîneur ni de tactique en cours de match. Elle a changé de terrain.

Les chiffres bruts : 8 affectés en 2026 (contre 12 en 2025), 37 croisements au total dans la matrice, un seul duel portant sur 10 candidats ou plus. Pas dingue de prime abord, certaines publications n’ont même pas osé lancer un regard sur cette zone du SIGEM et ont laissé l’école au 20e rang, sans doute par négligence et absence de tests de duels avec ses concurrents directs, qui sont désormais disparus… un peu comme ceux de Brest SB il y a quelques années.

Sauf que ce raisonnement passe complètement à côté. Clermont a relevé sa barre d’admissibilité à 7/20, quand ses concurrents directs tournent autour de 4 à 5/20… et cette décision se traduit immanquablement dans les données :

  • Son taux d’admissibilité s’effondre de 82,9 % à 66,1 %, soit -16,9 points, quand le reste du marché perd 2 à 4 points. Il s’agit du mouvement le plus violent du tableau !
  • Elle perd 367 admissibles pour seulement 127 candidats de moins : le filtre est en aval de la candidature, pour une fois.
  • Conséquence directe : son vivier de doubles admis a grimpé d’un étage. En 2025, Clermont se croisait avec 14 écoles, du 8e au 22e rang. En 2026, avec 10 écoles, du 4e au 17e rang. Elle ne rencontre plus jamais INSEEC, ISC ni Brest, et apparaît pour la première fois face à l’EDHEC.

Traduction : l’absence de duels de Clermont avec le bas de tableau ne signale aucune faiblesse. C’est l’effet mécanique d’un choix de politique d’admission. La reléguer en 20e position pour « absence de victoires » reviendrait à sanctionner une école qui a choisi d’être plus sélective. Et sa Clermontada sur Montpellier, Excelia et EM Strasbourg suggère que sa nouvelle cohorte, plus resserrée, préfère effectivement Clermont à ses concurrentes directes et ne l’intègre pas par défaut.

Superbe visuel généré par ChatGPT afin de casser la monotonie de cet article qui serait trop long sans images ! – Crédits : Une piscine olympique vidée chez un data center loué par OpenAI pour générer ce visuel

Reste à la positionner, et c’est là que 2026 sort sa dernière particularité : Clermont, Montpellier et BSB forment le seul « cercle » de toute la matrice. Montpellier bat BSB (41-36), BSB bat Clermont (6-4), et Clermont bat Montpellier (6-1). Aucun ordre strict entre les trois ne peut respecter ces trois duels à la fois, et aucun des trois n’écrase les deux autres : le 41-36 est un quasi-match nul (53/47), le 6-4 se joue à deux candidats, et le 6-1, le plus tranché en proportion, porte sur sept personnes. Le classement SIGEM étant un produit annuel, fondé sur les seuls choix de la promotion 2026, trancher ce cercle reviendrait à écarter arbitrairement l’un des trois duels.

Nous avons donc fait ce que le SIGEM lui-même a déjà fait par le passé (trois écoles partageaient le rang 20 en 2017 lorsque le SIGEM comptait encore 26 écoles) : Montpellier, BSB et Clermont sont classées ex aequo 14e, et l’école suivante est 17e. C’est la seule position qui ne contredit aucune donnée de l’année.

Ce rang étonnant en 2026 devra être confirmé en 2027 ! Il faudra donc produire encore assez de duels avec le milieu de tableau pour le pérenniser. Un indice plaide toutefois pour Clermont : dans le mini-championnat du triangle, elle est la seule des trois à bilan positif (10 candidats captés, 7 perdus, contre 42-42 pour Montpellier et 42-45 pour BSB). Si elle maintient sa politique de barre haute et confirme ces duels sur des volumes plus larges, les recoupements 2027 lui donneront un rang plus solidement ancré dans ce milieu de tableau. Sinon, la question se reposera. Les remontadas, au football comme au SIGEM, ne valent que si l’on confirme la saison suivante.

Et retenons la leçon que Clermont vient d’offrir à tout le secteur : le SIGEM mesure les préférences des candidats dans le vivier que chaque école se donne. Une école peut faire bouger son rang en changeant son vivier, sans que ses concurrents ni les candidats n’aient modifié quoi que ce soit à leurs préférences.

Les tranches : où se situe chaque école dans le vivier

Le rang est une information pauvre : passer de 7e à 8e ne dit pas la même chose selon l’épaisseur des écoles qu’on croise. Une lecture plus riche consiste à découper le vivier des intégrés en tranches de percentile, sous une hypothèse simplificatrice de « cascade parfaite » : le candidat le mieux classé prend la première école jusqu’à épuisement de ses places, puis on passe à la suivante.

Précisons d’emblée la limite : cette cascade est un modèle, pas la réalité. Les recoupements montrent que 15,7 % des candidats (1 013 sur 6 465) choisissent une école moins bien classée que celle à laquelle ils avaient accès, pour des raisons de géographie, de coût, de spécialisation ou d’alternance. Les tranches décrivent donc une répartition théorique, pas le niveau réel des intégrés. Elles restent le meilleur outil pour visualiser l’épaisseur relative des écoles et ses déplacements.

Sous cette hypothèse, sur les trois années :

ÉcoleTranche 2026Tranche 2025Tranche 2017*
HEC Paris0 – 6,4 %0 – 6,2 %0 – 5,2 %
ESSEC6,4 – 13,3 %6,2 – 12,9 %5,2 – 10,7 %
ESCP13,3 – 19,9 %12,9 – 19,4 %10,7 – 15,6 %
EDHEC19,9 – 27,6 %19,4 – 26,8 %22,6 – 29,6 %
emlyon27,6 – 35,7 %26,8 – 34,7 %15,6 – 22,6 %
SKEMA35,7 – 44,5 %34,7 – 43,2 %58,4 – 65,8 %
NEOMA44,5 – 55,5 %51,2 – 61,8 %48,7 – 58,4 %
AUDENCIA55,5 – 63,7 %43,2 – 51,2 %29,6 – 36,2 %
GEM63,7 – 72,2 %61,8 – 70,1 %36,2 – 43 %
KEDGE72,2 – 80,9 %70,1 – 78,6 %65,8 – 73,7 %
TBS80,9 – 86,6 %78,6 – 84,1 %43 – 48,7 %
IMT-BS86,6 – 87,4 %88,6 – 89,3 %77,9 – 79,8 %
RENNES SB87,4 – 92,1 %84,1 – 88,6 %73,7 – 77,9 %
Montpellier BS92,1 – 96,7 % (bloc ex aequo)89,3 – 93,7 %79,8 – 83,3 %
BSB92,1 – 96,7 % (bloc ex aequo)93,7 – 95,2 %86,9 – 90 %
Clermont SB92,1 – 96,7 % (bloc ex aequo)99,7 – 99,9 %99,3 – 99,6 %
Excelia96,7 – 97,1 %96,8 – 97,3 %93,6 – 95,1 %
EM Strasbourg97,1 – 98,1 %97,3 – 98,8 %83,3 – 86,9 %
ICN98,1 – 99 %95,2 – 96,8 %90 – 93,6 %
INSEEC99 – 99,6 %98,8 – 99,4 %95,1 – 97,9 %
ISC Paris99,6 – 99,8 %99,4 – 99,7 %97,9 – 99,3 %
Brest BS99,8 – 100 %99,9 – 100 %99,9 – 100 %
SCBSn.d.n.d.99,6 – 99,9 %

*Tranches 2017 à périmètre constant : les trois écoles sorties du dispositif depuis (ESC Pau, EM Normandie, ISG) sont retirées du calcul pour que les colonnes soient comparables. Une cascade exige un ordre strict : les trois écoles ex aequo 14e partagent donc un bloc commun en 2026, leurs frontières internes n’étant pas définissables. SCBS, sans affecté en 2026 comme en 2025, n’a pas de tranche.

Et visuellement :

Cascade des admis au SIGEM 2026

Trois lectures :

Les six premières écoles absorbent 44,5 % des intégrés, le top 10 en absorbe 80,9 %. Intégrer une école du top 10, c’est mécaniquement être dans les 4 premiers quintiles ; le reste du tableau se partage moins de 20 % des candidats.

Le vrai prix de la permutation NEOMA-AUDENCIA se lit ici. NEOMA gagne un rang et remonte de 6,7 points dans le vivier (son seuil d’entrée passe de 51,2 % à 44,5 %). AUDENCIA perd un rang et recule de 12,3 points (de 43,2 % à 55,5 %). Une seule place échangée, mais NEOMA pèse 710 affectés : quand on passe derrière elle, on recule de toute son épaisseur, soit 11 points de percentile. C’est la mécanique la plus sous-estimée du SIGEM : dans le ventre du classement, un rang perdu peut coûter dix fois plus qu’un rang perdu ailleurs.

Sur neuf ans, le milieu de tableau a été redistribué en profondeur. À périmètre constant depuis 2017 : TBS recrutait dans le top 43-49 % du vivier, elle recrute aujourd’hui dans le 81-87 %, soit un glissement de 38 points pour un recul de 3 places seulement. On passe de la première moitié des prépas au dernier quintile… GEM glisse de 27,5 points, AUDENCIA de 25,9. En sens inverse, SKEMA remonte de 22,7 points (du 58-66 % au 36-45 %) en passant de la 10e à la 6e place.

Le haut de tableau, lui, n’a pas bougé d’un cheveu : HEC, ESSEC et ESCP occupent les mêmes tranches qu’en 2017, à un ou deux points près !

La représentation visuelle choque : on se rend compte que de manière générale, hormis SKEMA, Clermont SB, NEOMA et l’EDHEC, le recrutement post-prépa de la quasi-totalité des Grandes Ecoles de commerce est relativement moins qualitative qu’il y a 9 ans.

Attention : cela est très vrai pour les écoles qui se suivent parfaitemment. Dans le cadre d’un duel comme celui de NEOMA vs Audencia, les tranches sont moins claires :

Candidats ayant choisi une école strictement moins bien classée que celle à laquelle ils avaient accès (2026, rangs publiés)

Les recettes SIGEM 2026 : la hausse des frais masque la contraction du marché

On parle rarement d’argent dans les analyses SIGEM.

C’est un tort : croiser les affectés avec les frais de scolarité donne une estimation du chiffre d’affaires généré par chaque cohorte entrante. Précision d’honnêteté : il s’agit du revenu cumulé sur les trois ans du cursus d’une promotion… en partant de l’hypothèse qu’aucun étudiant ne manque à la rentrée. Le chiffre d’affaires annuel des écoles superpose trois promotions et intègre bien d’autres flux (alternance, admissions parallèles, mastères spécialisés, international).

Le chiffre global d’abord : la cohorte 2026 des 23 écoles représente 371,1 millions d’euros, contre 362,8 millions pour la cohorte 2025. En apparence, une croissance de 2,3 %. En réalité, une contraction maquillée :

  • Effet prix : +16,6 millions d’euros. Les écoles ont augmenté leurs frais, presque toutes. HEC passe à 75 300 € les trois ans, l’ESSEC gagne 5 770 €, l’ESCP 2 500 €.
  • Effet volume : -8,3 millions d’euros. Le marché a perdu 195 étudiants, et chaque étudiant perdu emporte trois ans de frais avec lui.

Sans les hausses tarifaires, le marché des écoles SIGEM reculait de 8 millions d’euros. La croissance affichée est intégralement une croissance de prix !

ÉcoleRecette 2025 (M€)Recette 2026 (M€)Évolutiondont effet prix (M€)dont effet volume (M€)
NEOMA37,6339,76+5,7 %2,130,00
emlyon32,0833,08+3,1 %1,000,00
SKEMA31,5233,06+4,9 %1,430,11
HEC Paris29,8531,10+4,2 %1,47-0,22
EDHEC30,1430,89+2,5 %0,750,00
AUDENCIA27,8229,41+5,7 %1,590,00
ESSEC26,8329,40+9,6 %2,570,00
GEM28,0529,29+4,4 %1,240,00
ESCP28,0829,15+3,8 %1,070,00
KEDGE27,9028,82+3,3 %0,920,00
TBS17,4518,61+6,7 %1,170,00
RENNES SB13,9414,56+4,5 %0,440,19
Montpellier BS13,089,83-24,8 %0,76-4,01
BSB4,574,07-11,0 %0,04-0,54
ICN4,612,69-41,7 %0,08-2,00
EM Strasbourg3,102,07-33,3 %0,00-1,03
INSEEC1,751,47-15,9 %0,00-0,28
IMT-BS1,381,41+2,0 %0,000,03
Excelia1,661,24-24,9 %0,00-0,41
ISC Paris0,680,53-22,0 %0,01-0,16
Brest BS0,280,41+45,8 %0,000,15
Clermont SB0,440,29-34,8 %0,00-0,14
SCBS0,000,00n.d.0,000,00
Total (23 écoles)362,83371,14+2,3 %16,64-8,33

Dans le détail, la hiérarchie des recettes ne suit absolument pas celle du classement, et c’est le tableau le plus parlant de cet article. NEOMA est, de loin, la première école du secteur : 39,8 millions d’euros par cohorte, devant emlyon (33,1 M€) et SKEMA (33,1 M€). HEC n’est que quatrième (31,1 millions) malgré les frais les plus élevés du marché : ses 413 affectés pèsent moins que les 710 de NEOMA. L’ESSEC signe la plus forte progression du top 5 (+9,6 %), portée exclusivement par sa hausse de frais.

Concernant l’effet volume, il est d’exactement zéro. Le gel des places décidé par les instances fait que leurs cohortes sont identiques à l’unité près d’une année sur l’autre. Toute la croissance de leurs recettes vient du tarif.

En bas de tableau, la mécanique inverse cogne fort. Montpellier perd 3,3 millions d’euros de recettes (-24,8 %), dont 4 millions d’effet volume que sa hausse de frais ne compense en rien. ICN perd 41,7 % de ses recettes de cohorte, EM Strasbourg un tiers, à frais gelés. Pour ces écoles, la question a cessé d’être le rang… C’est le modèle économique de ce recrutement.

Il est à noter à des fins de précisions méthodologiques qu’environ 5% des intégrés SIGEM n’intègrent pas l’école qui’ls ont obtenue in fine. Si l’on reprend les chiffres de 2024, près de 300 affectés manquaient à l’appel à la rentrée. SKEMA en avait perdu 20, Grenoble EM et emlyon toutes deux 15 et Audencia… 35 !

Le marché se contracte… et la cassure du 13e rang devient une falaise !

Au-delà des rangs, le SIGEM 2026 livre différentes données que nous jugeons très pertinentes quant à l’état du marché

Les préparationnaires resserrent leurs listes. Les vœux exprimés chutent de 8,4 % (25 324 → 23 190) quand le nombre de candidats ne baisse que de 0,9 %. Ce n’est pas une désaffection pour la prépa : c’est une sélectivité accrue des candidats eux-mêmes, qui ne demandent plus les écoles qu’ils n’iraient de toute façon pas intégrer !

L’offre ne s’ajuste pas assez vite. Les écoles ont retiré 116 places, mais le déficit de la voie classique se creuse quand même : 300 sièges non pourvus en 2025, 385 en 2026. Sur trois ans, le retournement est net : 6 565 affectés en 2024, 6 660 en 2025 (le pic), 6 465 en 2026. L’année 2026 efface le gain de 2025 et passe 100 places sous le niveau de 2024.

La cassure du 13e rang n’est plus une pente, c’est une falaise. Les treize premières écoles (HEC → Rennes SB) remplissent toutes à 99,5 % ou plus. Aucune des dix suivantes n’atteint 71 %. Il n’y a plus de continuum entre le haut et le bas du tableau : il y a deux marchés, et le second est en crise.

Le cas de Montpellier BS résume cette crise. Places inchangées à 285, mais affectés en chute de 290 à 201 : le taux de remplissage s’effondre de 101,8 % à 70,5 %, soit -31 points en un an. Et l’école n’a plus de réserve : sa pénétration de liste atteint 99,9 %, elle accepte ainsi le dernier candidat de son classement et ne remplit quand même pas. Sept écoles sont dans cette situation de liste épuisée : BSB, INSEEC, Brest, Montpellier, EM Strasbourg, ICN et ISC. Leur seul levier restant est en amont, dans l’élargissement ou le repositionnement du vivier. C’est précisément le terrain sur lequel Clermont vient de jouer son va-tout, dans l’autre sens : réduire le vivier pour monter en gamme.

Sur neuf ans, la polarisation est spectaculaire. Le marché total a perdu 10,5 % de ses affectés depuis 2017, mais la perte est tout sauf répartie : l’ESCP a gagné 21,1 % d’affectés, l’ESSEC 11,2 %, HEC 10,7 % en augmentant le nombre de places affectées aux concours. Pendant ce temps, huit écoles du bas de tableau ont perdu 60 % ou plus de leur cohorte : ISC (-86,7 %), INSEEC (-82,2 %), ICN (-77,4 %), EM Strasbourg (-74,9 %), Excelia, ex-ESC La Rochelle (-73,8 %), Clermont (-63,6 %), IMT-BS (-63,0 %), BSB (-60,0 %). Ce que les données 2025-2026 montrent comme une mauvaise année est en réalité l’accélération d’un mouvement de fond : la concentration du marché des Grandes Écoles de commerce sur son premier tiers !

Les BL : un marché à deux vitesses qui s’accentue

Le bloc BEL/B-L suit sa propre logique, et 2026 la durcit. Le volume global se contracte : 403 affectés en 2025, 383 en 2026. Mais cette baisse moyenne cache une divergence spectaculaire entre le haut et le bas du bloc.

Le haut concentre tout. Les cinq premières voies BEL absorbent 358 des 383 affectés, soit 93 % du marché littéraire. Et pour la première fois, voici le classement SIGEM complet du bloc, établi par désistements croisés comme pour la voie classique :

RangVoie BELÉvolution rangAffectés 2026Affectés 2025Δ affectés
1EDHEC BEL5545+10
2emlyon BEL45450
3SKEMA BEL8067+13
4NEOMA BEL9795+2
5AUDENCIA BEL8175+6
6IMT-BS BELn.s.110
7GEM BELn.s.412-8
8Montpellier BELn.s.21+1
9EM Strasbourg BELn.s.43+1
10TBS BELn.s.519-14
11KEDGE BELn.s.735-28
12RENNES BELn.s.10+1
13Excelia BELn.s.110
14ICN BELn.s.01-1
sortieBSB BEL (disparue en 2026)n.s.03-3

Sous le 5e rang, les effectifs (0 à 7 affectés) rendent l’ordre indicatif et les évolutions de rang non significatives (n.s.). La colonne Δ boucle sur le marché : +31 pour le top 5, -51 pour le reste du bloc, soit les -20 affectés du marché littéraire.

Fait remarquable : le top 5 de ce classement repose sur un socle d’une solidité rare. Les dix duels entre ces cinq voies existent tous sur 10 candidats ou plus, et ils sont parfaitement transitifs. EDHEC BEL réussit même le grand chelem : quatre duels du haut de bloc, quatre victoires, 99 candidats captés pour 4 perdus (43-4 contre emlyon BEL, 24-0 contre SKEMA BEL, 17-0 contre NEOMA BEL, 15-0 contre AUDENCIA BEL). Chez les littéraires, la préférence pour l’EDHEC est sans appel ! Le tropisme de l’école historiquement lilloise pour la finance n’effraie pas tant que cela en fin de compte !

Côté volumes, SKEMA BEL signe la plus forte progression (+13), EDHEC BEL suit (+10). Ces cinq voies gagnent 31 affectés au total pendant que le marché en perd 20 : la concentration accélère.

Le reste s’effondre. KEDGE BEL passe de 35 à 7 affectés (-80 %), TBS BEL de 19 à 5, GEM BEL de 12 à 4. BSB BEL fait le choix purement et simplement de sortir du dispositif. ICN BEL et RENNES BEL sont à 0 ou 1 affecté. En dessous du cinquième rang, la voie littéraire vers les écoles de commerce devient résiduelle, et il faut le dire clairement : intégrer une voie BEL à 5 affectés pose de vraies questions d’effet de promotion.

Sur la hiérarchie interne, deux enseignements. D’abord, une coïncidence toute neuve : depuis le passage de NEOMA devant AUDENCIA en voie EC, l’ordre du top 5 BEL (EDHEC, emlyon, SKEMA, NEOMA, AUDENCIA) est identique à celui des préparationnaires voie HEC. Les intensités, en revanche, n’ont rien à voir : là où la voie classique se dispute, les littéraires tranchent. SKEMA BEL écrase NEOMA BEL (46-5) et AUDENCIA BEL (53-5). Ensuite, le duel NEOMA BEL / AUDENCIA BEL, le plus fourni du bloc avec 111 doubles admis, est le seul disputé du haut de tableau : 59-52, un 53/47 qui rejoue en miniature le duel des écoles mères.

Une réserve d’honnêteté : en dessous du cinquième rang BEL, les effectifs sont trop faibles pour que les duels aient un sens. L’ordre de queue de bloc relève de la convention…

Et si on classait les intrus du SIGEM 2026 ? ENSAE, ENS Paris-Saclay et Saint-Cyr

Trois écoles figurent dans la matrice des désistements croisés sans apparaître au classement : l’ENSAE Paris, l’ENS Paris-Saclay et l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr. Les médias historiques les affichent hors classement, mais leurs duels existent. Alors, par pure curiosité méthodologique, appliquons-leur exactement le même traitement qu’aux écoles de commerce : insertion à la position qui contredit le moins leurs duels observés.

L’ENSAE est le cas le plus solide des trois. Elle s’insère exactement entre l’ESCP et l’EDHEC, sans violer un seul duel, et son duel charnière contre l’EDHEC est probant : 10 candidats, 10 choix ENSAE. Le résultat est identique en 2025 (EDHEC 8-3, emlyon 10-0). Deux années concordantes pour la même 4e place. Au passage, son duel contre HEC est la domination la plus totale de toute la matrice : 124 doubles admis, 124 choix HEC, zéro exception. Ils pourront, s’ils le souhaitent, faire le double-diplôme HEC-ENSAE, là où l’autre sens n’est pas garanti.

L’ENS Paris-Saclay se hisse sur le podium, entre l’ESSEC et l’ESCP, là aussi sans violer un seul duel. Détail savoureux : elle bat l’ESCP 4-1 deux années de suite, score identique. Mais 4 affectés et des duels à 3-6 candidats commandent la prudence : le podium est crédible, la place précise ne l’est pas.

Saint-Cyr est officiellement inclassable, au sens propre : en 2026 elle gagne tous ses duels et ne croise jamais les trois parisiennes. Toute position du top 4 respecte ses données. En 2025, elle croisait HEC sur un duel (perdu).

Faut-il en conclure que l’ENS vaut un rang 3 et l’ENSAE un rang 4 ? Ces viviers sont ultra-auto-sélectionnés : le candidat admis à la fois à l’ENSAE et à l’EDHEC a déjà un profil quantitatif qui penche ENSAE, celui qui passe le concours de Saint-Cyr veut une carrière militaire. Et l’économie pèse de tout son poids : ces trois écoles sont gratuites, et rémunèrent même leurs élèves (solde militaire, statut de fonctionnaire stagiaire), face à des scolarités de 50 000 à 75 000 €. Leurs duels mesurent la préférence de ceux qui ont déjà fait la moitié du chemin. Les médias SIGEM ont raison de les tenir hors classement d’écoles de commerce. Mais l’ordre de grandeur, lui, est clair : pour les doubles admis, ces trois écoles jouent dans le tout premier wagon.

Classement SIGEM 2026 : ce qu’il faut retenir

Pour un candidat qui prépare ses vœux pour 2027 et ce qui suit, cette édition livre cinq messages :

  1. Le top 6 est figé. Les données de ces dernières années ne signalent aucun frémissement dans la hiérarchie HEC-ESSEC-ESCP-EDHEC-emlyon-SKEMA. Les doubles admis tranchent massivement, toujours dans le même sens.
  2. NEOMA a gagné le duel du 7e rang, et pas d’un cheveu : 61 % des doubles admis la préfèrent désormais à AUDENCIA, contre 50 % l’an dernier. Ce genre de basculement, quand il est net, précède souvent une consolidation ! On se souvient en revanche qu’Audencia a déjà su déjouer les pronostics allant en ce sens, notamment en 2017 lorsque tout le monde prévoyait un dépassement par Grenoble EM… que l’école a su éviter de justesse grâce à une très forte mobilisation de Frank Dormont, Nicolas Arnaud et des équipes d’admisseurs, etc.
  3. Sous le 13e rang, regardez au-delà du classement. Le remplissage, la trajectoire des affectés sur trois ans et la santé économique disent plus que le rang. Une école qui perd un tiers de sa cohorte et une école qui vient de relever sa barre d’admissibilité peuvent partager le même rang, ici le 14e ex aequo, sans être pour autant dans la même dynamique.
  4. En BL, le choix réel se joue sur cinq écoles. Le reste du bloc est en voie d’extinction, et intégrer une voie BEL à 5 affectés pose de vraies questions d’effet de promotion…
  5. Le classement mesure des préférences, pas une vérité. Un candidat sur six choisit « contre » le classement, pour des raisons parfaitement rationnelles : coût, géographie, spécialisation, alternance. Le SIGEM dit ce que la majorité fait ; il ne dit pas ce que vous devez faire.

FAQ : les questions que vous vous posez sur le SIGEM 2026

Quelle école a progressé au classement SIGEM 2026 ? NEOMA gagne une place et passe 7e devant AUDENCIA, sur la foi d’un duel désormais net : 61 % des doubles admis la choisissent, contre 50 % en 2025. IMT-BS gagne également un rang (12e), et Clermont gagne 7 places, en remontant de la 21e à la 14e place ex aequo à la suite du relèvement de sa barre d’admissibilité.

Quelle école a baissé au classement SIGEM 2026 ? ICN enregistre le plus fort recul (16e vers 19e, trois places perdues), avec 46 affectés de moins et des duels perdus face à Excelia et EM Strasbourg qu’elle dominait l’an dernier. Audencia, Rennes SB, INSEEC et ISC Paris perdent chacune une place.

Comment est calculé le classement SIGEM ? Par les désistements croisés : pour chaque paire d’écoles, on compte les candidats admis aux deux et on regarde laquelle ils choisissent majoritairement. L’école préférée dans le duel se classe devant. Le classement complet se déduit ensuite par transitivité, car les écoles éloignées au classement ne partagent presque jamais de doubles admis.

Le classement SIGEM reflète-t-il le niveau des écoles ? Il reflète les préférences majoritaires des candidats, ce qui n’est pas exactement la même chose. Environ 15,7 % des candidats choisissent une école moins bien classée que celle à laquelle ils avaient accès, pour des raisons de coût, de géographie, de spécialisation ou d’alternance. Le SIGEM mesure un rapport de force d’attractivité, pas une qualité intrinsèque.

Où trouver les résultats complets du SIGEM 2026 ? Le tableau complet figure en début d’article. Les données brutes (matrices de recoupements et tableaux récapitulatifs) sont publiées par le SIGEM à l’issue de la procédure d’affectation, mi-juillet.

Note de méthode du classement SIGEM 2026 de PrépaECG

Cette analyse repose sur les fichiers officiels de recoupements et les tableaux récapitulatifs SIGEM 2025 et 2026, ainsi que sur le tableau des désistements croisés 2017 pour la mise en perspective longue !

Le classement est recalculé par duels directs pour reproduire exactement le classement publié depuis de nombreuses années. Les évolutions de rang sont établies à périmètre et méthode constants ; les comparaisons avec 2017 tiennent compte des renommages (ESCP Europe, Toulouse BS, Télécom EM, ESC La Rochelle devenue Excelia) et excluent les écoles sorties du dispositif (ESC Pau, EM Normandie, ISG).

Montpellier BS, BSB et Clermont sont classées ex aequo 14e : elles forment un cycle de préférences (chacune bat l’une et perd contre l’autre) qu’aucune donnée 2026 ne permet de casser, le classement étant établi sur les seuls choix de la promotion de l’année.

Les tranches de percentile reposent sur une hypothèse de cascade parfaite que les données contredisent pour 15,7 % des candidats : elles décrivent une répartition théorique.

Les recettes sont estimées à partir des grilles tarifaires publiques (frais de scolarité trois ans, hors césure) croisées avec les affectés de chaque année ; elles mesurent le revenu d’une cohorte entrante sur la durée du cursus, non le chiffre d’affaires effectif des établissements.

L’ordre du bas du bloc BEL (au-delà du 5e rang) n’est pas vraiment départageable par les données.