Les classements existent depuis 39 ans. En 1987, L’Expansion publiait le tout premier classement des écoles de commerce en France, construit uniquement sur l’avis des recruteurs. Dans la foulée, Challenges également pionnier historique publiait un classement construit sur les préférences des étudiants en prépa HEC (l’ancêtre du SIGEM !). En près de 40 ans, aucun classement ne s’est attelé à mesurer ce qui compte vraiment : la réputation des écoles auprès des employeurs. Pourquoi ? Parce que c’est extrêmement difficile. Et pourtant c’est ce qui compte à la fin des fins, notamment pour toi étudiant en prépa ECG.
Alors nous l’avons fait. Après plus de quatre mois de travail acharné avec L’Express Education, nous publions dans L’Express le classement le plus fiable et innovant jamais publié. On te dévoile tout dans cet article !
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Pourquoi ce classement L’Express Education et NextEdu est indispensable ?
Les classements prennent de plus en plus de place dans la vie des étudiants, de leurs parents, des écoles et des recruteurs. Par exemple, parmi les étudiants en prépa 100% des étudiants consultent activement les classements dans le cadre de leur orientation. Pourtant en moyenne, 50% d’entre eux n’en a jamais consulté une seule méthodologie, alors que les palmarès influencent à plus de 80% le choix de leur école.
Les classements se sont multipliés depuis les années 2000. Le classement des MiM du FT existe depuis 2005, sous l’influence d’un ancien DG de HEC Paris auprès de la rédaction du FT. Aujourd’hui, les classements à disposition des étudiants ne peut pas répondre à leurs besoins.
Les classements médiatiques : construits de A à Z sur ce qu’une Rédaction estime être la mission d’une école de commerce, ils cumulent des critères difficilement interprétables et de très nombreux biais techniques. Pourcentage de professeurs internationaux, salaires non significatifs, taux d’alternants… Peut-on vraiment résumer la complexité d’une école à ces critères cherchant à normaliser des écosystèmes complexes ?
Le classement FT : le plus consulté en France par les étudiants. Pourtant, la méthodologie est clairement imparfaite. Les contacts des alumni sont transmises par les écoles. Les critères ESG occupent 22% du poids de la note finale alors même que c’est un des critères les moins importants pour les étudiants français.
Le SIGEM : le SIGEM est construit sur les choix des étudiants en prépa, eux-mêmes influencés par les autres classements. Le classement SIGEM, c’est une profession auto-réalisatrice dont par ailleurs les autres classements cherchent à ne pas trop s’écarter de manière générale.
En bref : les classements sont un système complexe, qui ne répondent plus aux besoins des étudiants ni des écoles qui peuvent être amenées à adapter leurs stratégie sur des critères qui ne sont pas représentatifs de leurs enjeux stratégiques. Il fallait donc trouver une nouvelle méthode pour comparer les établissements.
Qu’est que le classement L’Express Education et NextEdu mesure concrètement ?
Le classement n’est pas construit sur une multitude de critères. Il n’est construit que sur un seul indicateur crucial : la réputation des 23 écoles qui recrutent sur les banques d’épreuves Ecricome et BCE auprès des dirigeants en France.
Quelques éléments clés à retenir sur ce classement, que tu peux retrouver dans la méthodologie détaillée :
- 1004 répondants ont été interrogés par téléphone et par mail dans toute la France, de toutes tailles d’entreprises et de tous secteurs pour refléter un panel similaire aux secteurs de sortie des diplômés de grandes écoles.
- Il est impossible de tricher dans le classement. La seule « influence » possible est d’améliorer sur le temps sa réputation auprès des dirigeants.
- Ancienneté moyenne de plus de 16,5 ans.
- Pas de critère caché, pas de points cachés : ce classement donne un score unique de réputation par école. Les répondants notent les écoles qu’ils connaissent de 0 à 10. Le score classant est une moyenne débiaisée des scores obtenus après plusieurs corrections mathématiques de sécurité.
Au-delà des résultats du classement, ce qui compte avant tout c’est la preuve que la méthodologie – première du genre à avoir été mise en place depuis l’existence des classements – fonctionne.
Le classement L’Express 2026 des grandes écoles de commerce
Retrouve ci-dessous les résultats du classement L’Express 2026, ainsi que les évolutions des rangs de chaque écoles par rapport au classement SIGEM 2025 :
| Rang | Grande école de commerce | Score NextEdu | Evolution vs SIGEM 2025 |
| 1 | HEC Paris | 85,84% | 0 |
| 2 | ESSEC Business School | 81,81% | 0 |
| 3 | ESCP Business School | 78,12% | 0 |
| 4 | EDHEC Business School | 76,16% | 0 |
| 5 | emlyon Business School | 74,77% | 0 |
| 6 | Audencia Business School | 66,41% | +1 |
| 7 | SKEMA Business School | 66,25% | -1 |
| 8 | NEOMA Business School | 64,70% | -1 |
| 9 | GEM | 64,41% | 0 |
| 10 | KEDGE Business School | 63,19% | 0 |
| 11 | INSEEC Grande Ecole | 58,15% | +8 |
| 12 | TBS Education | 56,92% | -1 |
| 13 | EM Strasbourg | 55,09% | +5 |
| 14 | Rennes School of Business | 54,91% | -2 |
| 15 | ISC Paris | 54,76% | +5 |
| 16 | MBS School of Business | 53,68% | -2 |
| 16 | Burgundy School of Business | 53,61% | -1 |
| 18 | IMT-BS | 52,12% | -5 |
| 19 | ICN Business School | 51,58% | -3 |
| 20 | Clermont School of Business | 50,35% | +1 |
| 21 | Excelia Business School | 48,52% | -4 |
| 22 | SCBS - South Champagne Business School | 44,35% | +1 |
| 23 | Brest Business School | 44,19% | -1 |
Notre analyse du classement des écoles de commerce de L’Express
La réputation évaluée est volontairement globale : les répondants ne jugeaient pas un programme en particulier, mais la marque « école » dans son ensemble, tous cursus confondus. Le score obtenu doit donc se lire comme un baromètre d’image, et non comme une note scolaire.
Que révèle ce reflet du marché ? D’abord, l’existence de « tops » très clairement identifiés. HEC Paris surplombe largement le classement, à distance de l’ESSEC et d’ESCP Business School, qui composent un Top 3 solidement installé. L’EDHEC et emlyon Business School complètent un Top 5 nettement détaché. Derrière, un Top 10 se dessine jusqu’à KEDGE Business School, avant une nouvelle rupture qui distingue les écoles classées de la 11ème à la 23ème place. Ces paliers ne relèvent pas d’un choix éditorial : ils traduisent, en chiffres, la hiérarchie telle qu’elle est perçue par les décideurs économiques.
L’histoire pèse aussi dans la construction des réputations. Audencia Business School retrouve ici la 6ème place qui fut longtemps la sienne au classement SIGEM (jusqu’en 2021 !), établi à partir des choix des préparationnaires, tandis que SKEMA et NEOMA Business School reculent chacune d’un rang par rapport à leur position SIGEM 2025. Dans les palmarès traditionnels, la taille et l’effet de fusion peuvent favoriser les grandes marques issues de regroupements d’établissements. Audencia, qui n’est pas issue d’une fusion d’anciennes « ESC », bénéficie peut-être d’une image plus stable auprès d’un panel de décideurs affichant en moyenne seize ans d’ancienneté professionnelle.
La surprise majeure vient de l’INSEEC Grande École, 11ème, dont le résultat tranche avec les classements académiques habituels. Fondée en 1975, portée par un réseau multi-campus national et un large portefeuille de programmes, la marque INSEEC s’impose comme l’une des plus visibles du paysage. Cette puissance se retrouve dans les métiers liés au commerce, tout comme celle de l’ISC Paris, particulièrement bien considérée par les professionnels de ces fonctions. Autrement dit, ce qui ressort de ces 1004 répondants peut se résumer à : « tout le monde connaît l’INSEEC, au moins de nom ! ».
À l’inverse, certaines écoles au branding récent peinent encore à installer pleinement leur nouveau nom dans l’esprit des recruteurs, malgré leurs qualités. Excelia Business School, SCBS ou MBS School of Business, héritières d’anciennes ESC régionales, ont souvent nécessité la mention de leur ancienne appellation pour être correctement identifiées. D’autres, comme Institut Mines-Télécom Business School, affichent une notoriété globale plus faible, même si leurs atouts académiques sont bien réels. Car pour rappel, ces 23 écoles comptent déjà parmi les toutes meilleures écoles de commerce de France : de la première à la 23ème !
Ce premier palmarès de réputation ne prétend pas tout dire des écoles. Il ne mesure ni la qualité des cours, ni la vie associative, ni la richesse des expériences internationales. Il raconte autre chose : la manière dont, au fil des années, ces établissements ont réussi à s’ancrer dans l’imaginaire des décideurs français. C’est là tout son intérêt. Plus qu’une photo figée, ce classement ouvre un baromètre appelé à vivre : les écoles se transforment, changent de nom, fusionnent ou s’affirment seules, ajustent leurs stratégies et leur positionnement. Les prochaines éditions diront lesquelles auront durablement gagné la bataille de la réputation… et lesquelles devront encore convaincre le marché.
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