Chaque mois de décembre, tu croules déjà sous les DS, les colles et les fiches de maths. Et, au milieu de tout ça, tombent les nouveaux classements des écoles de commerce. Challenges vient de publier son palmarès 2026 des écoles post-prépa, celui qui regarde exactement les écoles que tu vises après la BCE.
Tu retrouves un tableau unique qui classe 21 écoles recrutant via les concours prépa, avec un rang général mais aussi trois sous-classements : puissance, international et RSE (responsabilité sociale et environnementale).
L’idée derrière cet article est de t’aider à lire ce classement Challenges 2026 avec un œil de préparationnaire, sans te perdre dans les détails techniques ni tomber dans le fétichisme du rang.
À lire aussi : le classement SIGEM 2025 et le classement l’Etudiant 2025 et ses limites, quand les classements dépassent les bornes !
Un classement 2026 très stable en tête… mais animé au milieu du tableau
Le premier constat va te rassurer si tu suis les classements depuis un moment : le haut du tableau ne bouge quasiment pas. HEC Paris reste solidement accrochée à la première place. Derrière, on retrouve le même duo qu’en 2025 : ESCP deuxième, ESSEC troisième, emlyon et l’EDHEC complètent le top 5, dans le même ordre que l’an dernier. Autrement dit, le quinté de tête version Challenges est toujours constitué des « grandes classiques » accessibles après prépa : HEC, ESCP, ESSEC, emlyon, EDHEC.
Juste derrière, on retrouve SKEMA et NEOMA, dans l’ordre 6e et 7e. Audencia reste 8e et consolide son statut d’école du « haut de top 10 ». KEDGE est 9e, et GEM (désormais affichée sous le nom « GEM Alpine » dans le tableau) prend la 10e place.
En résumé, si tu regardes uniquement le rang général, 2026 confirme les grandes tendances déjà observées en 2025. Le message est clair pour un préparationnaire : les hiérarchies globales ne se retournent pas d’une année sur l’autre, et aucune école ne fait un bond magique du fond de classement au top 5.
Les vrais mouvements se jouent dans le ventre mou
Là où le classement Challenges 2026 devient intéressant pour toi, c’est à partir du milieu de tableau. C’est souvent là que se décidera ta stratégie d’ordres de vœux si tu n’es pas exactement dans la zone HEC/ESCP/ESSEC.
IMT-BS fait partie des gagnantes de l’année : elle se hisse à la 12e place du classement général, alors qu’elle était 16e en 2025.
La sortie du classement d’Excelia profite à toutes ces poursuivantes qui en profitent pour gagner mathématiquement une place, c’est le cas notamment de Clermont School of Business, de Brest Business School (BBS) et enfin de l’INSEEC qui ferme la marche à la 21e place.
À l’inverse, certaines écoles marquent un léger recul ou restent coincées dans leur zone : MBS perd une place cette année, ICN tourne autour de la 14e place, TBS Education se maintient à la 11e place.
Pour toi, ça signifie deux choses. D’abord, les écoles du milieu de tableau continuent de se livrer une vraie bataille d’image. Ensuite, quelques places de plus ou de moins d’une année sur l’autre ne veulent pas dire que la valeur du diplôme s’effondre ou explose : on parle d’ajustements, pas de révolutions.
Disparition d’Excelia du classement Challenges
Cette année, Excelia pourtant classée 12ème lors de l’édition précédente du classement Challenges, ne figure plus dans le classement. Les raisons ne sont actuellement pas connues.
Le Tableau du Classement Challenges 2026
| Rang | Nom de l’école | Evolution 2025 | vs SIGEM |
| 1 | HEC Paris | 0 | 0 |
| 2 | ESCP Business School | 0 | 1 |
| 3 | ESSEC Business School | 0 | -1 |
| 4 | emlyon Business School | 0 | 1 |
| 5 | EDHEC Business School | 0 | -1 |
| 6 | SKEMA Business School | 1 | 0 |
| 7 | NEOMA Business School | -1 | 0 |
| 8 | Audencia Business School | 0 | -1 |
| 9 | KEDGE Business School | 1 | 1 |
| 10 | GEM Alpine BS | -1 | -1 |
| 11 | TBS Education | 0 | 0 |
| 12 | IMT-BS | 4 | 1 |
| 13 | Rennes School of Business | 0 | -1 |
| 14 | ICN Business School | 1 | 2 |
| 15 | MBS | -1 | -1 |
| 16 | BSB | 1 | -1 |
| 17 | Clermont School of Business | 1 | 4 |
| 18 | ISC Paris Grande Ecole | 1 | 2 |
| 19 | SCBS | 1 | 4 |
| 20 | Brest Business School | 1 | 2 |
| 21 | INSEEC Grande Ecole | 1 | -2 |
Comment Challenges construit son classement : trois sous-palmarès pour une note finale
Pour bien utiliser le classement Challenges, il faut comprendre comment il est fabriqué. Le rang général est obtenu en combinant trois sous-classements : puissance, international et RSE. Au total, 18 critères sont pris en compte, avec une pondération plus forte pour le volet « puissance ».
La « puissance » : prestige, sélectivité, moyens
La puissance, c’est la colonne la plus importante pour la note finale. Derrière ce terme, on trouve des critères comme :
l’importance des flux de préparationnaires, la sélectivité du concours (barres, taux d’admission), le budget de l’école, et des indicateurs de prestige comme la présence de diplômés dans le Who’s Who ou le niveau d’accréditations internationales.
Sans surprise, HEC domine ce palmarès de puissance, ESSEC est 2e, ESCP 3e. emlyon, pourtant 4e au général, est classée 5e en puissance, quand l’EDHEC se retrouve en 4e place à l’image de son rang au SIGEM.
À l’autre bout du tableau, les écoles comme BBS ou SCBS ont une puissance plus limitée, car leurs effectifs, leurs budgets et leurs accréditations sont moins importants. Mais ce n’est pas forcément un défaut pour toi : certaines de ces écoles misent sur des promotions plus petites et un suivi de proximité.
L’international : les écoles qui t’emmènent loin
Deuxième sous-classement : l’international. Challenges y regarde notamment la part d’étudiants étrangers, le pourcentage d’élèves qui trouvent leur premier emploi hors de France, le réseau de partenaires accrédités, les doubles diplômes, etc.
Sur ce critère, le classement se recompose un peu : l’ESCP prend la 1re place en international, devant HEC Paris qui se place 2e, puis l’ESSEC. SKEMA, très offensive sur la dimension globale, se maintient quant à elle à la 4e position.
Si tu rêves de bouger à l’étranger pendant ton PGE, ce sous-classement peut valoir la peine d’y jeter un coup d’œil. Une école moyenne en rang général mais très bien classée en international peut être un bon plan si ton projet, c’est carrière à Londres, Singapour ou Montréal.
Le palmarès RSE : boursiers, apprentissage et diversité
Troisième brique : la RSE, qui intègre à la fois l’ouverture sociale et les engagements environnementaux. Challenges s’appuie notamment sur un partenariat avec l’association Article 1 pour mesurer l’effort des écoles en faveur des étudiants boursiers, de l’apprentissage et des budgets dédiés à l’égalité des chances.
Concrètement, le palmarès RSE repose sur des critères comme le taux de boursiers CROUS, le taux de boursiers financés directement par l’école, la part d’apprentis dans le PGE ou encore le budget consacré à l’ouverture sociale rapporté au nombre d’étudiants.
Sur cette dimension, certaines écoles se distinguent fortement par rapport à leur rang général. TBS Education, par exemple, n’est « que » 12e au général mais 2e en RSE. emlyon obtient même la 1re place sur ce critère, Audencia et IMT-BS sont très bien classées également, en étant 4e ex-aequo. À l’inverse, HEC, pourtant 1re au général, n’est que 16e en RSE.
Si tu es boursier, que tu comptes sur l’apprentissage pour financer tes études ou que tu es attentif aux engagements sociaux et environnementaux des écoles, cette colonne peut mériter ton attention au delà du rang global.
Ce que tu peux en faire concrètement dans ta stratégie de concours
Quand tu es en prépa, la tentation est forte de ne regarder qu’une ligne : la place dans le classement général. C’est rassurant, c’est simple, ça se compare facilement avec les autres palmarès (Figaro, L’Étudiant, SIGEM, FT, etc.).
Mais le classement Challenges 2026 te donne en réalité trois niveaux de lecture que tu peux exploiter selon ton profil.
Si tu vises le très haut de tableau, ce palmarès confirme que le « triangle d’or » HEC-ESCP-ESSEC reste la cible logique, avec emlyon et l’EDHEC juste derrière. Les écarts de rang dans ces zones se jouent plus sur l’image et quelques critères pondérés que sur la valeur réelle du diplôme à long terme.
Si tu joues le match du milieu de classement, les sous-colonnes deviennent clés. Imaginons que tu hésites entre Rennes SB et une autre école voisine au général : voir que Rennes progresse depuis plusieurs années, qu’elle a un bon score en international ou en RSE peut t’aider à trancher en fonction de ton projet de carrière.
Si tu sécurises des écoles plus bas dans le palmarès, intéresse-toi aux critères concrets : taux d’apprentis, volume d’international, efforts sur les boursiers. Brest Business School, par exemple, ferme le classement mais apparaît dans de plus en plus de palmarès et consolide petit à petit sa place dans le paysage.
Autrement dit : ne te contente pas de te dire « cette école est 15e, donc elle est nulle ». Regarde ce que Challenges mesure précisément, et compare ça à ce que tu veux vraiment faire après ta scolarité.
Les limites du classement Challenges à garder en tête
Dernier point, mais essentiel si tu veux garder la tête froide : comme tous les classements, celui de Challenges reflète des choix méthodologiques.
Première limite : on reste sur des critères quantifiables, issus de questionnaires remplis par les écoles puis retraités statistiquement par la rédaction. Ça donne une vision structurée, mais ça ne dit rien, par exemple, de l’ambiance associative, de la vie sur le campus, du style de pédagogie ou de la dynamique des promos, qui sont pourtant des éléments que tu ressentiras au quotidien.
Deuxième limite : les classements ne prennent pas toujours en compte les salaires de sortie de manière fine, ou les pondèrent différemment selon les années, justement parce que ces données sont parfois optimisées par les écoles. Challenges a déjà expliqué avoir écarté certains indicateurs jugés peu réalistes.
Troisième limite : chaque média a sa méthode. Le Figaro, L’Étudiant, le Financial Times ou les palmarès internationaux ne regardent pas les mêmes critères, ni avec les mêmes pondérations. Tu verras donc des variations de rang parfois importantes pour une même école d’un classement à l’autre, sans que l’école ait « changé » en un an.
La bonne façon de faire, si tu es en prépa ECG, c’est de croiser : SIGEM pour voir l’attractivité réelle auprès des admissibles, Challenges pour la lecture puissance/international/RSE, d’autres palmarès pour affiner ton regard sur les salaires, l’international ou la recherche. Et surtout, compléter par des journées portes ouvertes, des échanges avec des étudiants et des visites de campus.
En clair, le classement Challenges 2026 des écoles de commerce est un outil utile pour préciser ta cible, comprendre les forces de chaque école et affiner ton ordre de vœux. Mais ce n’est qu’un outil : à toi de le remettre dans le contexte de ton projet, de ton niveau et de tes contraintes financières.
NB : NextEdu s’associe avec L’Express pour réaliser un classement des grandes écoles de commerce d’un nouveau genre, qui ne se base que sur l’avis des professionnels. Il sera disponible dès le 22 janvier 2026.
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