Chaque fin d’année, tu vois tomber les classements comme tu vois tomber les copies au fond de ton sac. C’est au tour du Figaro Étudiant de publier son classement 2026 des écoles de commerce post-prépa.
Tu y retrouves exactement les écoles que tu vises en ECG, celles qui recrutent après deux années de prépa et délivrent le grade de master. Le but de cet article n’est pas de te réciter un tableau de plus, mais de t’expliquer comment lire ce palmarès du Figaro avec des yeux de préparationnaire, en le replaçant dans le paysage des autres classements et dans ta stratégie de concours.
A lire également : Classement des écoles de commerce Challenges 2026, classement des écoles de commerce FT 2025 et classement SIGEM 2025.
Un classement 2026 très classique en tête… mais utile à décoder
Si tu espérais un tremblement de terre, tu vas être déçu, mais rassuré. Le Figaro Étudiant place à nouveau HEC en première position, avec une note de 19,2 sur 20. Derrière, ESCP Business School et l’ESSEC se partagent la deuxième place ex aequo, toutes les deux à 18,6.
Ensuite, tu retrouves emlyon business school en 4ᵉ place, suivie de l’EDHEC à la 5ᵉ place. SKEMA occupe le 6ᵉ rang, NEOMA la 7ᵉ place, Audencia la 8ᵉ. Grenoble EM et KEDGE se partagent la 9ᵉ place, toujours dans le top 10.
Si tu compares avec l’édition 2025, la composition de ce top 10 ne bouge quasiment pas : ce sont les mêmes écoles, dans un ordre très proche. HEC dominait déjà le classement, suivie du trio ESSEC, ESCP, emlyon, puis EDHEC, SKEMA, NEOMA, Audencia, GEM et KEDGE.
En gros, Le Figaro confirme ce que tu vois déjà dans la plupart des palmarès : il existe un groupe de têtes d’affiche très stabilisé, où les écarts de rang se jouent plus au détail de la méthodologie qu’à la valeur réelle du diplôme.
Plus bas dans le tableau, le Figaro classe TBS Education en 11ᵉ position, Rennes SB 12ᵉ, Montpellier BS 13ᵉ, ICN 14ᵉ, Burgundy School of Business 15ᵉ, IMT-BS 16ᵉ, ISC Paris 17ᵉ, Clermont School of Business 18ᵉ, INSEEC 19ᵉ, Eklore-ed 20ᵉ et South Champagne BS, Brest BS et autres écoles en fin de palmarès. Ce « ventre mou » et le bas de tableau, c’est souvent là que tu te retrouveras à arbitrer quand tu construiras tes vœux d’oraux et ta stratégie d’admission.
Classement Le Figaro 2026
| Rang | Ecole | Evolution par rapport au SIGEM 2025 |
| 1 | HEC Paris | 0 |
| 2 | ESCP BS | 1 |
| 2 | ESSEC BS | 0 |
| 4 | emlyon BS | 1 |
| 5 | EDHEC | -1 |
| 6 | SKEMA | 0 |
| 7 | NEOMA | 1 |
| 8 | AUDENCIA | -1 |
| 9 | GEM Alpine BS | 0 |
| 9 | KEDGE | 1 |
| 11 | TBS Education | 0 |
| 12 | Rennes School of Business | 0 |
| 13 | Montpellier BS | 1 |
| 14 | ICN BS | 2 |
| 15 | Burgundy School of Business | 0 |
| 16 | IMT BS | -3 |
| 17 | ISC Paris | 3 |
| 18 | Clermont School of Business | 3 |
| 19 | INSEEC | 0 |
| 20 | Eklore-ed | Pas dans le SIGEM |
| 21 | South Champagne BS | 2 |
| 22 | Brest BS | 0 |
Ce que mesure vraiment Le Figaro : emploi, académique, international
Pour ne pas surinterpréter le rang brut, il faut que tu comprennes comment Le Figaro construit ce classement 2026. Le média hiérarchise les écoles selon trois grandes dimensions : l’insertion et la réussite professionnelle, l’excellence académique et le rayonnement international.
L’insertion et la réussite professionnelle, d’abord, est pondérée avec un coefficient 2. Le Figaro regarde le salaire net des jeunes diplômés issus du PGE, mais aussi la part de diplômés en CDI, la taille et l’influence du réseau d’alumni, le nombre d’anciens présents dans des comex de groupes du CAC 40, ou encore ceux qui ont fondé des start-up repérées par la French Tech. Autrement dit, on mesure à quel point le diplôme « pèse » sur le marché du travail.
L’excellence académique pèse elle aussi coefficient 2. Ici, le Figaro regarde les grades et visas délivrés par l’État, la présence d’accréditations internationales comme EQUIS, AACSB ou AMBA, le niveau académique des intégrés en prépa, la proportion de professeurs très cités dans la littérature scientifique, et plus globalement la solidité du projet académique de l’école.
Enfin, le rayonnement international compte avec un coefficient 1. On évalue la part d’étudiants internationaux, la proportion de diplômés qui trouvent leur premier job à l’étranger, ainsi que le niveau des partenaires universitaires (présence d’accréditations internationales, double diplômes, etc.).
Au final, la note globale de chaque école résulte de ces trois sous-scores. C’est pour ça qu’une école très forte en recherche mais moins présente à l’international peut se retrouver derrière une école un peu moins académique mais ultra efficace sur l’emploi et le global. Pour toi, ça a un impact direct : si tu rêves d’expatriation, tu ne regarderas pas le classement de la même manière que si ton objectif, c’est un CDI rapide en audit à Paris.
Un classement réservé aux écoles post-prépa : pourquoi c’est important pour toi
Le Figaro Étudiant le précise très clairement : ce palmarès 2026 concerne les business schools françaises accessibles après deux années de classes préparatoires, délivrant le grade de master.
Ça veut dire que tu es exactement dans la cible. On ne mélange pas ici les programmes post-bac, les BBA ou les bachelors : ils font l’objet de classements séparés.
Pour toi, c’est plutôt une bonne nouvelle, parce que tu compares des programmes calibrés sur un même modèle, celui du Programme Grande École en trois ans après prépa.
Le tableau du Figaro affiche aussi des informations que tu peux exploiter en prépa. Tu vois le coût de la première année de scolarité, le type d’établissement (public ou privé), la ville principale du campus, et les accréditations détenues.
Si tu es boursier, si tu comptes sur l’alternance, ou si tu vises un parcours très international, ces détails peuvent te servir à affiner ton choix, en complément de ce que tu lis sur PrépaECG dans les articles dédiés aux frais de scolarité ou aux campus.
Comment utiliser ce palmarès quand tu construis ta stratégie de concours
En prépa ECG, la tentation est forte de retenir une seule ligne : « HEC est 1ʳᵉ, ESCP/ESSEC 2ᵉ, puis emlyon, EDHEC, SKEMA, NEOMA, Audencia, etc. » et de te dire que ton objectif est de monter le plus haut possible dans ce tableau.
Mais si tu prends un peu de recul, tu peux utiliser ce classement de façon plus intelligente.
Si tu vises le très haut de tableau, ce palmarès confirme la hiérarchie globale que tu vois aussi dans d’autres classements : un trio de tête HEC-ESCP-ESSEC qui domine, suivi d’un bloc emlyon-EDHEC, puis des grandes écoles à forte dimension internationale comme SKEMA et NEOMA, et enfin Audencia, GEM, KEDGE qui complètent le top 10.
À ce niveau, les écarts de rang ne doivent pas te faire perdre du temps : ce qui compte vraiment, c’est la compatibilité entre le projet de l’école, ta personnalité, ton niveau, et la réalité des admissions SIGEM.
Si tu te projettes plutôt dans le milieu de classement, c’est là que les nuances deviennent intéressantes. Même note globale proche, mais position différente sur les trois sous-critères, spécialisations sectorielles, stratégie internationale plus ou moins agressive, place de l’alternance, liens avec certaines régions ou secteurs : toutes ces variables peuvent te faire pencher pour une école plutôt qu’une autre, à rang « Figaro » comparable.
Si tu regardes aussi les écoles plus bas dans le tableau, ne tombe pas dans le piège du mépris facile. Des écoles comme Clermont SB, IMT-BS, ISC ou South Champagne BS occupent des rangs plus modestes, mais peuvent offrir de bonnes opportunités si tu cherches un environnement à taille humaine, si tu as un projet très précis ou si tu veux sécuriser une école avec un bon équilibre entre coût et débouchés.
En résumé, la bonne question n’est pas « jusqu’à quel rang je descends dans l’acceptable ? », mais plutôt « quelle école, dans cette zone du classement, colle vraiment à mon projet, à mes contraintes financières et à mon niveau actuel ? ».
Le Figaro face aux autres classements : pourquoi tu dois croiser les sources
Tu l’as déjà remarqué : le Figaro n’est pas le seul à classer les écoles de commerce. L’Étudiant, Challenges, Le Parisien Étudiant, le Financial Times, sans parler des “classements des classements” publiés par des cabinets spécialisés, se disputent ton attention chaque année.
Le problème, c’est qu’ils ne mesurent pas tous la même chose, ni avec les mêmes coefficients. Là où le Figaro insiste sur l’insertion professionnelle, l’excellence académique et l’international, Challenges met aussi en avant la « puissance » des écoles et leurs engagements RSE, L’Étudiant va insister sur d’autres indicateurs comme la proximité avec certaines métropoles ou le coût des études, le FT regarde les salaires trois ans après la sortie.
Résultat, une même école peut se retrouver 8ᵉ ici, 10ᵉ là, 6ᵉ ailleurs. Ce n’est pas qu’elle « baisse » ou « monte » en permanence, c’est simplement que la règle du jeu change à chaque classement. Si tu veux éviter de devenir fou, tu dois accepter l’idée qu’un palmarès est une grille de lecture parmi d’autres, pas un verdict absolu.
Concrètement, la meilleure méthode pour toi, c’est de croiser : tu regardes le Figaro pour son focus emploi/academique/international, L’Étudiant pour avoir un autre angle, Challenges pour la puissance et la RSE, puis SIGEM pour l’ordre réel des choix des admissibles au moment des inscriptions. En face de tout ça, tu ajoutes ton profil, ton appétence pour la recherche, l’international, l’entrepreneuriat, et tu commences à avoir une boussole crédible.
Les limites de ce classement que tu dois garder en tête
Même bien construit, le palmarès du Figaro a ses limites. Les données sont compressées dans des notes sur 20, ce qui donne l’impression d’une précision chirurgicale alors que la réalité est évidemment plus nuancée.
Ensuite, beaucoup d’éléments qui comptent vraiment pour ta vie étudiante n’apparaissent quasiment pas dans les tableaux : la vie associative, l’ambiance sur le campus, le style de pédagogie, la dynamique internationale au quotidien, la qualité des locaux, la relation avec les professeurs, le niveau des cours en langue, la place de l’oral ou des projets de groupe, etc. Tout ça, tu ne peux le comprendre qu’en discutant avec des étudiants et en allant sur les JPO.
Enfin, un classement ne te parle jamais de toi. Il te donne une vue macro, une hiérarchie globale. Mais il ne sait pas si tu es passionné par la finance de marché, le marketing du sport, la géopolitique du commerce international ou l’ESS. Or, une école moyenne au global peut être très forte dans ton domaine de prédilection, ou inversement.
Au final, le classement 2026 des écoles de commerce du Figaro Étudiant est un outil utile pour structurer ta vision du paysage des business schools post-prépa. Il confirme la stabilité du top 10, met en lumière un milieu de tableau très disputé, et te donne des points de repère sur l’emploi, l’académique et l’international. Mais ce n’est qu’un point de départ. À toi de croiser les sources, de te renseigner auprès des étudiants, de visiter les campus et de construire un projet qui te ressemble vraiment.
NB : NextEdu s’associe avec L’Express pour réaliser un classement des grandes écoles de commerce d’un nouveau genre, qui ne se base que sur l’avis des professionnels. Il sera disponible dès le 22 janvier 2026. Nous allons publier le tout premier et seul classement en près de 40 ans qui ne s’intéresse qu’à un seul critère : la réputation des écoles auprès des dirigeants. Stay tuned !
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